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	<title>L'Innovation en questions</title>
	
	<link>http://blog.usinenouvelle.com/innovation</link>
	<description>Le blog Innovation de L'Usine Nouvelle, par la journaliste Aurélie Barbaux</description>
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		<title>Rapport Lescure : Pourquoi le CNNum n’a-t-il pas son mot à dire ?</title>
		<link>http://rss.usinenouvelle.com/~r/innovationenquestions/~3/whpOjwMiRfs/</link>
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		<pubDate>Wed, 22 May 2013 09:36:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Numérique]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; &#160; &#160; À quoi sert le Conseil national du numérique (CNNum), s’il n’a pas son mot à dire sur un sujet aussi important que la survie de l’exception culturelle française à l’ère du numérique ? Que l’on confie le travail de propositions à une commission spécialisée, voire, pour plus de souplesse (?) à un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
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<figure><strong>À quoi sert le Conseil national du numérique (CNNum)</strong>, s’il n’a pas son mot à dire sur un sujet aussi important que la survie de l’exception culturelle française à l’ère du numérique ?</p>
<p>Que l’on confie le travail de propositions à une commission spécialisée, voire, pour plus de souplesse (?) à un seul homme, Pierre Lescure, on comprend. Mais adopter ces propositions, qui touchent autant à la fiscalité du numérique, à la neutralité du net, à la protection des données, voire à la surveillance du réseau, et qui risquent d’être rapidement transformées en propositions de loi (comme pour Hadopi, pas supprimé mais confié au CSA) sans même écouter l’avis du CNNum (Conseil national du numérique), n’aurait aucun sens.<span id="more-1804"></span></p>
<p><strong>Ou, peut-être, la tentation d’éviter le CNNum en a-t-elle trop, de sens.</strong> Car à y regarder de plus près, les propositions du rapport Lescure posent de multiples questions, qu’il est bon de débattre. Les réactions des – rares – associations, qui ont eu le courage d’étudier le rapport, en témoignent. Ainsi l’Association des Services Internet Communautaires (ASIC), qui se félicite bien que le rapport n’incite pas à remettre en question le statut d’hébergeur, s’interroge sur les dangers de vouloir contrôler le Net, comme l’audiovisuel aujourd’hui, en confiant notamment au CSA les missions d’Hadopi. Un Hadopi, qui, on le remarquera, ne disparaît pas ; les peines sont juste allégées et la structure cachée dans le CSA (conseil supérieur de l’audiovisuel).</p>
<p><strong>L’association La Quadrature du net lance, elle aussi, des débats</strong>, qui seraient bien du ressort du CNNum. Dans son communiqué, on peut ainsi lire : &laquo;&nbsp;Au lieu d’entamer une réforme en profondeur des politiques culturelles pour les adapter à l’ère numérique, notamment en autorisant le partage des œuvres entre individus, ce rapport poursuit la fuite en avant répressive qui caractérise l’approche des pouvoirs publics français et européens depuis plus de dix ans. En pérennisant les missions répressives de la loi Hadopi, notamment au travers du maintien du délit de &laquo;&nbsp;négligence caractérisée&nbsp;&raquo; et des sanctions pécuniaires, et en encourageant la censure privée sur Internet sous couvert d’en appeler à &laquo;&nbsp;l’autorégulation&nbsp;&raquo; des hébergeurs, fournisseurs d’accès, moteurs de recherches ou des services de paiement en ligne, le rapport Lescure représente une grave menace pour la protection des droits fondamentaux sur Internet. &laquo;&nbsp;Encore une fois, la mise sous contrôle du net par le CSA est questionnée. Tout comme le fait que le rapport Lescure préconise un accès privilégié au flux du net en fonction de comportements vertueux (selon quels critères ? et après quels contrôles ?), alors que le CNNum propose une loi sur la neutralité du net en modifiant celle sur la liberté de communication. Indispensable, donc de vérifier la cohérence des propositions avant de les inscrire dans une loi.</p>
<p><strong>Et que dire de l’idée de &laquo;&nbsp;cyberdouanes&nbsp;&raquo;</strong> et de listes noires de sites &laquo;&nbsp;non vertueux&nbsp;&raquo;, que le rapport reprend à son compte, mais qui avait déjà fait débat dans l’accord anti-contrefaçon ACTA, rejeté par le parlement européen (à une écrasante majorité) mais aussi dans les projets de loi PIPA/SOPA aux États-Unis ? Impensable donc, de ne pas à nouveau les soumettre aux &laquo;&nbsp;sages&nbsp;&raquo; du CNNum.</p>
<p>Par ailleurs, que les organisations professionnelles de l’électronique ou du logiciel (Afdel) rejettent la proposition de taxes sur les appareils connectés n’étonne personne. En revanche, leur proposition de repenser les systèmes &laquo;&nbsp;copie privée&nbsp;&raquo; dans son ensemble, ne devrait-elle pas faire débat ? Surtout lorsqu’on lit dans le rapport : &laquo;&nbsp;Il paraitrait légitime d’étendre cette logique vertueuse (celle du cinéma) aux autres secteurs culturels et d’ériger en principe général la règle selon laquelle tout acteur économique tirant un bénéfice de la circulation des œuvres doit contribuer à leur financement&nbsp;&raquo;. Autant de termes qu’il s’agit de définir, avant de penser à légiférer. Or c’est exactement la mission du CNNum, de conseiller les politiques sur la question du numérique. Non ?</p>
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<p><a href="http://www.usinenouvelle.com/article/rapport-lescure-pourquoi-le-cnnum-n-a-t-il-pas-son-mot-a-dire.N197348" target="_blank">Billet publié le 21 mai, sur le blog Le numérique en Question</a></p>
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		<title>L’exception culturelle française est-elle vraiment soluble dans le numérique ?</title>
		<link>http://rss.usinenouvelle.com/~r/innovationenquestions/~3/4i_v7j1AmL8/</link>
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		<pubDate>Wed, 22 May 2013 09:25:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Veille]]></category>

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		<description><![CDATA[Morceau de bravoure, le rapport de Pierre Lescure &#171;&#160;Mission Acte II de l’exception culturelle&#160;&#187; force à s’interroger. N’est-ce pas une nouvelle exception culturelle française qu’il faut inventer à l’ère du numérique, plutôt que de chercher à préserver celle qui existe ? &#160; D’abord l’effroi, devant les 7,4 Mo du fichier PDF du tome I du rapport [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left">
<figure>Morceau de bravoure, le rapport de Pierre Lescure &laquo;&nbsp;Mission Acte II de l’exception culturelle&nbsp;&raquo; force à s’interroger. N’est-ce pas une nouvelle exception culturelle française qu’il faut inventer à l’ère du numérique, plutôt que de chercher à préserver celle qui existe ?</figure>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>D’abord l’effroi,</strong> devant les 7,4 Mo du fichier PDF du tome I du rapport &laquo;&nbsp;Culture-Act2&#8243;, Mission &laquo;&nbsp;Acte II de l’exception culturelle&nbsp;&raquo;, sans parler du tome II (de 2 Mo) pour les annexes.</p>
<p><strong>Ensuite le désespoir,</strong> à la lecture des 80 propositions rassemblées à la fin du tome I. Sorties de leur contexte et, listées sans classement, suivant l’ordre de leur apparition dans les fiches du rapport, elles sont tellement techniques ou absconses, qu’elles laissent présager le pire.</p>
<div><strong>Puis, le courage attrapé à deux mains,</strong> début de la lecture pour y voir plus clair. Rassurée : le rapport commence par une synthèse. Sans me méfier, j’attaque. Mais la synthèse se déroule sur 40 pages, précises, techniques, enchaînant états des lieux, pistes explorées et propositions, le tout avec juste un peu de gras sur le texte pour pointer des points clés.<span id="more-1796"></span></div>
<p><strong>Décidée, je m’accroche.</strong> Mais impossible de tout lire d’un coup, tant à chaque partie, l’admiration devant le travail d’analyse effectué se télescope avec une idée entêtante : Peut-on vraiment faire entrer, telle quelle, notre exception culturelle française dans l’ère du numérique ?</p>
<p><strong>Cette idée que &laquo;&nbsp;la culture ne saurait,</strong> en raison des enjeux qui s’attachent a? la création et a? la diffusion des œuvres, être intégralement soumise aux règles du droit commun et de l’économie de marche&nbsp;&raquo;, promue en France depuis les années 1980, comment la faire vivre à l’heure d’internet et des contenus numériques ?</p>
<p><strong>Vaillamment, le rapport avance des propositions</strong> pour adapter un ensemble, jusque-là relativement cohérent, de dispositifs visant à favoriser la création, la production, la distribution et la diffusion des œuvres culturelles (mécanismes de régulation, outils de financement, dispositifs fiscaux…) à la nouvelle donne numérique. Elles sont rarement simples. D’ailleurs, seules les plus facilement compréhensibles – et aisées à mettre en œuvre — sont reprises tant dans la presse que par les politiques : une taxe sur les objets connectés, l’élargissement de l’assiette de la taxe sur les opérateurs, l’assouplissement d’Hadopi et sa dilution dans le CSA…</p>
<p><strong>D’autres pistes, mériteraient pourtant d’être plus largement médiatisées</strong>, comme de promouvoir l’usage des licences libres. Mais quand le rapport propose des traitements pour différencier des acteurs en fonction de leurs comportements vertueux, ou s’en remet aux bonnes pratiques, tant le système est complexe à faire évoluer ou à réglementer… on s’interroge.</p>
<p>ET POURQUOI PAS UN VRAI ACTE II ?</p>
<p><strong>N’est-ce pas une nouvelle exception culturelle française, un vrai Acte II,</strong> qu’il faut inventer, comme semble pourtant le promettre le titre du rapport ? Faut-il vraiment essayer de faire entrer celle-ci au chausse-pied dans une économie et une société où le numérique change tout ? D’autant qu’au fil de la lecture du rapport (de la synthèse du moins, j’avoue mon manque de courage), on comprend bien que ce qui blesse, ce n’est finalement pas tant les abus de certains, que la triple pression qui s’exerce sur l’exception culturelle française, qui en empêche sa mutation numérique.</p>
<p><strong>Elle est coincée, d’une part entre la pression des États-Unis</strong>, qui sont prêts à tout pour développer leur industrie culturelle et high-tech, quitte à sacrifier un temps la première &#8211; en jouant le coup de gratuité des contenus sur internet — pour mieux ensuite imposer la deuxième, la technologie et ses nouveaux géants. D’ailleurs, la fermeture par les États-Unis du site MegaUpload, a été bien plus efficace pour freiner le téléchargement illégal, que toutes les Hadopi du monde !</p>
<p><strong>La deuxième pression est européenne.</strong> Son souci de non concurrence et de défenseurs des consommateurs rend problématique la plupart des réformes fiscales et d’aides.</p>
<p><strong>La troisième pression est celle des acteurs installés,</strong> qui n’arrivent pas à s’inventer de nouveaux modèles économiques (pas si facile) et se trouvent incapables de proposer une offre légale apte à affaiblir l’attrait de l’offre illégale. Et en France, plutôt que d’investir et de soutenir le développement de nouveaux acteurs, ils préfèrent les étouffer. Pas étonnant que tous les nouveaux services en ligne culturelles soient nés ailleurs ; il n’y a encore que dans la distribution ou des francs-tireurs ont su se faire une place.</p>
<p>OSER REPENSER LE DROIT D’AUTEUR ?</p>
<p><strong>Car finalement, c’est la préservation du droit d’auteur</strong> et sa gestion collective, qu’il s’agit de préserver à tout prix, et qui s’avère si compliquée. C’est celui-ci que les États-Unis, dit-on, serait prêts à piétiner. C’est sa sauvegarde telle quel que le numérique et la reproductibilité à l’infinie des créations numériques rend si problématique. C’est peut-être par-là, qu’il faudrait commencer à réécrire l’Acte II de l’exception culturelle française. D’avancer des propositions qui tiendront plus facilement dans l’avenir au fil de l’évolution des technologies et des nouveaux usages.</p>
<p><strong>Les mécanismes de financement</strong> de la création culturelle, eux, paraîtront alors, assez facile à faire évoluer.</p>
<p>Le rapport Lescure est une excellente base de travail. <strong>C’est peut-être maintenant au Conseil national du numérique de s’en emparer,</strong> avant de penser à légiférer.</p>
<p><strong><em><a href="http://www.usinenouvelle.com/article/l-exception-culturelle-francaise-est-elle-vraiment-soluble-dans-le-numerique.N197196" target="_blank">Billet publié le 20 mai</a> sur le blog : le numérique en quesiton sur usinenouvelle.com</em></strong></p>
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		<item>
		<title>L’Académie des sciences a-t-elle vraiment le sésame du numérique à l’école ?</title>
		<link>http://rss.usinenouvelle.com/~r/innovationenquestions/~3/ddCCu28eEz4/</link>
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		<pubDate>Wed, 15 May 2013 16:32:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[académie des Sciences]]></category>
		<category><![CDATA[Formation]]></category>

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		<description><![CDATA[Autant dire que c’est une surprise.   Bonne ? Pas Sûr. L’Académie des sciences vient de publier un rapport intitulé « l’enseignement de l’informatique à l’école »  et sous-titré &#171;&#160; Il est urgent de ne plus attendre&#160;&#187;. En résumé, puisque le gouvernement a bien mis dans sa feuille de route numérique et sa réforme de l’école,  la nécessité de former enseignants [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Autant dire que c’est une surprise.</strong>   Bonne ? Pas Sûr. L’Académie des sciences vient de publier un rapport intitulé <a href="http://www.academie-sciences.fr/activite/rapport/rads_0513.pdf" target="_blank">« l’enseignement de l’informatique à l’école »</a>  et sous-titré &laquo;&nbsp; Il est urgent de ne plus attendre&nbsp;&raquo;. En résumé, puisque le gouvernement a bien mis dans sa feuille de route numérique et sa réforme de l’école,  la nécessité de former enseignants et élèves au numérique, mais sans donner la méthode, l’Académie des Sciences s’y attèle. Elle propose, une &laquo;&nbsp;sensibilisation&nbsp;&raquo;  à l’école primaire (en utilisant des ordinateurs ou de façon « débranchée » !!!), &laquo;&nbsp;un matériau didactique abondant et de qualité est d’ores et déjà disponible», affirme le rapport ; les élève devront ensuite acquérir leur autonome en informatique  au collège, via une initiation à la programmation ; et un perfectionnement au lycée. Assez classique, mais peut-être pas très ambitieux.</p>
<p>Reste que, pour la formation des enseignants… le rapport sèche autant que le gouvernement, renvoyant à la création de module spécifique dans les nouvelles  ESPE (Écoles supérieures du professorat et de l’éducation) pour les professeurs des écoles et à un recrutement &laquo;&nbsp;alignés sur ceux des autres disciplines de  l’enseignement secondaire&nbsp;&raquo;, pour les autres. Facile à écrire. Beaucoup plus difficile à faire. Et c’est sans parler du supérieur.</p>
<p><strong>Et attention, ne pas mélanger informatique et numérique.</strong> &laquo;&nbsp;  Le mot &laquo;&nbsp;informatique&nbsp;&raquo; désignera spécifiquement la science et la technique du traitement  de l’information, et, par extension, l’industrie directement dédiée à ces sujets &nbsp;&raquo;, explique le rapport. Le &laquo;&nbsp;numérique&nbsp;&raquo;, lui, n’est qu’un adjectif, qui &nbsp;&raquo; peut être accolé à toute activité fondée sur la numérisation et le  traitement de l’information &nbsp;&raquo; .</p>
<p><strong>Le numérique n’est  donc pas une science…</strong> pour l’Académie. Et apparemment, il ne risque pas de le devenir. &laquo;&nbsp;Si elle est indispensable et contribue à réduire la fracture numérique, l’éducation aux pratiques numériques par les seuls usages des logiciels, ordinateurs et réseaux, n’a pas de réel apport en termes d’éducation à la science informatique&nbsp;&raquo;, prévient le rapport.  Il ne faudrait donc pas enseigner  le numérique.</p>
<p>Bon, mais quoi enseigner si l’on ne veut pas encore se retrouver avec une horde de nouveaux cobolistes pointant à pôle Emploi ? Et comment ? Ce n’est apparemment pas dans ce rapport que l’on va le trouver. En revanche l’Académie des sciences se propose : une discussion sur la nature et les impacts de l’informatique ; une proposition de finalités de l’enseignement de l’informatique ; une esquisse de curriculum pour le premier et le second degré ; des éléments sur la formation et le statut des enseignants d’école, collège et lycée ; un regard sur l’enseignement de l’informatique dans le monde ;  des recommandations à l’horizon 2020.</p>
<p><strong>Concrètement.  Pour nos académiciens, l</strong>’enseignement de l’informatique, quel qu’en soit le niveau devra : &laquo;&nbsp;équilibrer théorie et expérimentation&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;relier l’informatique au monde réel et aux autres disciplines&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;garantir la pérennité des contenus&nbsp;&raquo;. Là, on apprend que ce bon vieux langage Lips avait du bon… et que,  &nbsp;&raquo;Même si nous enseignons la programmation en utilisant un langage particulier, ce qui semble inévitable, il faut que cet enseignement soit suffisamment général et souple pour qu’il permette aux élèves d’apprendre ensuite d’autres langages par eux-mêmes.&nbsp;&raquo; On ne peut être que d’accord. Tout comme sur le fait, qu’un enseignement de l’informatique ne peut en aucune façon se résumer à celui de ses usages – traitement de texte, tableur, navigateur, etc. –  Mais alors quoi ? Le rapport donne bien quelques indications sur les notions à acquérir au primaire (l’informatique résout des problèmes), au collège (comment marche internet et pourquoi le téléchargement illégal c’est mal) et au lycée (commencer à apprendre à écrire un programme). Rien de très interactif en tout cas.</p>
<p>Ensuite Le benchmark avec l’étranger se imite à l’Europe (et encore), avec un petit détour par Israël, l’Asie en général via l’Afrique !</p>
<p><strong>Mais de préconisations pour 2020, point de traces</strong>. Encore un rapport pour donner des leçons, mais pas apporter de solution. Dommage.</p>
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		<item>
		<title>La « condition numérique » est-elle déjà définitive ?</title>
		<link>http://rss.usinenouvelle.com/~r/innovationenquestions/~3/QgmhHjn_sDY/</link>
		<comments>http://blog.usinenouvelle.com/innovation/numerique/la-condition-numerique-est-elle-deja-definitive/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 26 Apr 2013 15:47:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Numérique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.usinenouvelle.com/innovation/?p=1783</guid>
		<description><![CDATA[Aucune thèse dans &#171;&#160;La Condition Numérique&#160;&#187;, l’essai de Jean-François Fogel et Bruno Patino paru en avril 2013 chez Grasset. En revanche se dégage une idée, celle que les dés de la révolution numérique sont désormais joués. Vraiment ? Il y a les livres qui marquent une rupture. D’autres non. &#160;&#187;La condition numérique&#160;&#187;, un essai de Jean-François [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Aucune thèse dans &laquo;&nbsp;La Condition Numérique&nbsp;&raquo;,</strong> l’essai de Jean-François Fogel et Bruno Patino paru en avril 2013 chez Grasset. En revanche se dégage une idée, celle que les dés de la révolution numérique sont désormais joués. Vraiment ?</p>
<p>Il y a les livres qui marquent une rupture. D’autres non. &nbsp;&raquo;La condition numérique&nbsp;&raquo;, un essai de Jean-François Fogel et Bruno Patino, paru chez Grasset, fait parti des seconds. Leur analyse de la transformation de la société sous l’effet d’internet est pourtant fort léchée, argumentée et documentée. Mais, aucune thèse ne vient grandir le lecteur, sauf peut-être celle que&#8230; les visionnaires, qu’ils invoquent, avaient raison. Et ils sont nombreux : Marshall McLuhan, William Gibson, Pierre Teilhard de Chardin, Jean Baudrillard, Vladimir Nabokov, Arthur C. Clarke, Jules Verne…<span id="more-1783"></span></p>
<p><strong>Pourtant, l’essai débute par un constat contradictoire</strong> : <em>&laquo;&nbsp;l’homo sapiens n’est pas devenu l’homo numericus&nbsp;&raquo;</em> annoncé par certains. &laquo;&nbsp;Nous ne vivons pas encore au sein d’une pure société de communication numérique et nous ne sommes pas non plus les expérimentateurs d’un nouvel âge de l’information&nbsp;&raquo;, avancent d’emblée les auteurs. Le reste de l’essai tendrait pourtant à démontrer le contraire. Il contient un nombre impressionnant de phrases définitives, qui laissent peu de place à d’autres futurs. Et pour commencer, <em>&laquo;&nbsp;le seul élément durable, c’est la connexion&nbsp;&raquo;</em>. D’ailleurs, <em>&laquo;&nbsp;la nouvelle condition [est] celle de l’humain enchaîné à sa connexion numérique.&nbsp;&raquo;</em> C’est dit.</p>
<p>LA FRONTIÈRE, C’EST LE CODE</p>
<p>En terme de géopolitique aussi, Internet aurait définitivement tout changé : <em>&laquo;&nbsp;C’est le réseau qui façonne désormais le monde et non l’inverse. L’Internet n’est pas la carte d’un réseau qui s’efforce de desservir au mieux un territoire nommé monde réel. C’est, au contraire, le traité des données numériques […] qui détermine la mise en forme du monde réel. Même sans connexion, nul ne vit plus à l’écart du monde d’Internet.&nbsp;&raquo; </em>Les frontières, forcément, sont elles aussi mises à mal. Mais pas comme on le croit.</p>
<p><strong>La fracture numérique ne serait finalement pas là où on l’attend.</strong> <em>&laquo;&nbsp;C’est à la lumières de ces langages [les codes, ndlr], qu’il faut reconsidérer la frontière séparant les humains des machines numériques.&nbsp;&raquo;</em>Selon les auteurs, il y aurait en fait <em>&laquo;&nbsp;d’un côté ceux qui maîtrisent le code&nbsp;&raquo;</em>. De l’autre, <em>&laquo;&nbsp;ceux que l’ignorance des langages informatiques coupe de l’un des meilleurs points de vue […] sur la vie numérique telle qu’elle se bâtit en temps réel&nbsp;&raquo;</em>. D’où l’urgence d’enseigner le code à l’école pour faire des enfants des citoyens libres. Mais ça, les auteurs ne l’évoquent même pas.</p>
<p>L’économie semble plus inspirer Jean-François Fogel et Bruno Patino. Mais ils succombent à la schématisation du bouleversement en cours. Sans surprise, ils avancent qu’Internet &laquo;&nbsp;ouvre en fait un nouveau chapitre de l’histoire économique, avec l’apparition de nouveaux acteurs qui bouleversent les lois de l’échange et de la valeur&nbsp;&raquo;. Pour ceux qui ne l’auraient pas encore compris, ils expliquent que<em>&laquo;&nbsp;les données sont la monnaie de l’espace numérique, leur accumulation dans une base de données en constitue désormais le capital&nbsp;&raquo;</em>. Pire, les nouveaux empereurs, baptisé GAFA - <a title="Google : Actus et news du géant de l'internet - Usinenouvelle.com" href="http://www.usinenouvelle.com/google/" rel="" target="">Google</a>, <a title="Iphone, Ipad … toute l'actu de la marque et des produits Apple - Usine Nouvelle" href="http://www.usinenouvelle.com/apple/" rel="" target="">Apple</a>,<a title="Facebook : News et nouveautés sur le réseau social - Usine Nouvelle" href="http://www.usinenouvelle.com/facebook/" rel="" target="">Facebook</a>, <a title="L'actualité économique d'Amazon dans l'industrie" href="http://www.usinenouvelle.com/amazon/" rel="" target="">Amazon</a> -, auraient déjà gagné toutes les batailles : <em>&laquo;&nbsp;Aucune entreprise du monde réel […] ne peut rêver de concurrencer les géants du numériques sur le réseau. Ils sont partis avant les autres. Ils ont accumulé les données […].&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>ET SI LES DONNÉES DEVENAIENT UN BIEN PUBLIC</p>
<p><strong>D’ailleurs, <a href="http://www.usinenouvelle.com/article/quelle-sera-la-condition-numerique-de-l-industrie-demain.N195441" target="_blank">les lois qui régissent la manière de conduire une entreprise à l&#8217;heure digitale</a>,</strong> seraient déjà écrites, voire figées : Loi 1 &#8211; le client c’est le produit ; Loi 2 &#8211; la gratuité est réglée d’avance ; Loi 3 &#8211; la valeur réside dans l’expérience ; Loi 4 &#8211; acheter n’implique pas posséder. Ces lois sont peut-être valables aujourd’hui, mais demain ? L’avènement d’un Internet des objets, où les machines prendraient en quelque sorte leur propre contrôle, risque de tout changer. Les lois édictées après vingt ans de développement public d’Internet et du Web pourraient être rendues obsolètes, ou, plus probables, être rejointes par de nouvelles. Or pas un mot dans cet essai. Les auteurs ne s’interrogent que sur l’éventuelle transformation des données en bien public. Même s’il s’agit <em>&laquo;&nbsp;d’une hypothèse qui demeure politiquement enviable mais difficile à mettre en œuvre&nbsp;&raquo;</em>. C’est leur seule concession aux futurs possibles. <em>&laquo;&nbsp;Mais selon que les données resteront un bien privé ou deviendront bien commun ou bien public, la nature du capitalisme numérique sera changé : il sera hypercapitalisme, capitalisme régulé ou économie du partage.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>La condition numérique en serait donc, alors, elle aussi chamboulée. Car le réel n’est pas la connexion.<em>&laquo;&nbsp;Il n’y a pourtant pas lieu de douter du réel : il reste présent, bien sûr, mais il n’est plus seul. […] Le réel, c’est le monde plus la connexion.&nbsp;&raquo;</em> Additionner d’autres possibles est donc envisageable. Une thèse à creuser.</p>
<p><strong><em>Aurélie Barbaux</em></strong></p>
<p><a href="http://www.usinenouvelle.com/article/la-condition-numerique-est-elle-deja-definitive.N195630" target="_blank">Première publication su billet le 22 avril.</a></p>
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		<title>Avec Voyages-sncf.com, la France n’a-t-elle pas déjà son géant du Net ?</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Apr 2013 15:45:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Yves tyrode]]></category>

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		<description><![CDATA[Aussi étonnant que cela puisse paraître, l’industrie a beaucoup à apprendre de Voyages-SNCF.com et de son directeur général Yves Tyrode. Peut-être presque autant que de Apple à la grande époque, ou que d&#8217;un Jeff Bezos, patron d’Amazon. Pourquoi ? Parce que Voyages-SNCF.com a beau être une agence de voyage en ligne comme tant d’autres, un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Aussi étonnant que cela puisse paraître, l’industrie a beaucoup à apprendre de Voyages-SNCF.com</strong> et de son directeur général Yves Tyrode. Peut-être presque autant que de Apple à la grande époque, ou que d&#8217;un Jeff Bezos, patron d’Amazon. Pourquoi ? Parce que Voyages-SNCF.com a beau être une agence de voyage en ligne comme tant d’autres, un pur player du net, l’entreprise est exemplaire dans sa démarche de l’adaptation à la révolution numérique en cours.<span id="more-1781"></span></p>
<p>D’abord, le succès. En 2012, le site a généré 3,6 milliards d’euros de volumes d’affaires, à 90 % sous la forme de la vente de 68 millions de billets de train. Un chiffre en croissance de 7 %, dopé grâce à deux moteurs?: l’international (40 % billets de trains en Europe vendus par le site) et le mobile (160 millions d’euros de chiffre d’affaires en croissance de +125 %). L’apps Voyages-scnf.com aurait déjà été téléchargée 5,6 millions de fois, permettant de vendre via un smartphone 1 billet toutes les 5 secondes ! Dans son bilan, Yves Tyrode, un ancien d’Orange qui a pris la tête du site en 2011, peut aussi se féliciter d’avoir dépassé ses engagements. &laquo;&nbsp;On avait dit qu’on vendrait notre premier million d’euros via les réseaux sociaux. On a fait mieux.&nbsp;&raquo;</p>
<p>QUI TROP EMBRASSE, MAL ÉTREINT</p>
<p>Que cela nous apprend-t-il ? D’abord que le site valide l’adage &laquo;&nbsp;Qui trop embrasse, mal étreint&nbsp;&raquo;. Voyages-SNCF.com avait voulu concurrencer toutes les agences de voyages en ligne, voir les comparateurs. Au point d’obtenir un site tellement riche et complexe, qu’il en devenait inutilisable, ou presque. Fini. Yves Tyrode recentre le site sur la vente de billet de train et la destination France. &laquo;&nbsp;Nous avons unifié tous nos sites, notre interface et n’avons plus qu’une marque en Europe.&nbsp;&raquo; Une décision qui s’accompagne d’une transformation managériale. Fini, les filiales dans chaque pays. &laquo;&nbsp;Tout est maintenant intégré dans le même groupe. Sur les 560 personnes, toutes basées en France, un tiers s’occupe de la technologie ; un tiers du développement commercial en France ; un tiers du développement en Europe.&nbsp;&raquo;</p>
<p>NE PAS SE VENDRE SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX</p>
<p>À écouter Yves Tyrode, on comprend bien aussi qu’il ne faut pas utiliser les réseaux sociaux pour vendre ou se vendre. En revanche, ils peuvent être très utiles pour changer les idées reçues, modifier petit à petit les comportements. &laquo;&nbsp;Ils nous aident à toucher de nouveaux clients, surtout en glissant l’idée de voyager plutôt en train qu’en voiture.&nbsp;&raquo; Un réflexe, que n’ont pas la plupart des Européens.</p>
<p>OUBLIER LES FRONTIÈRES, PAS LES CULTURES</p>
<p>Enfin, l’entreprise a pris la mesure de la rupture des frontières traditionnelles dans l’économie numérique. &laquo;&nbsp;Mes prédécesseurs jouaient dans un championnat de France, nous nous engageons tous les matins dans des jeux Olympiques&nbsp;&raquo;, résume Yves Tyrode. L’image parle d’elle-même. Il faut penser international, tout le temps. Mais en prenant en compte les différentes cultures. Le site suisse en Allemand, serait par exemple différent du site allemand, ou du site suisse en italien.</p>
<p>AIMER INNOVER</p>
<p>Pour réussir, Yves Tyrode a un truc : &laquo;&nbsp;Il faut être agile. Et être au top des technologies. Sinon, nous aurions loupé le virage mobile.&nbsp;&raquo; Facile à dire. &laquo;&nbsp;Pour rester en pointe technologiquement, il s’agit d’abord d’une question de posture. L’innovation cela nous fait plaisir.&nbsp;&raquo; Ensuite, il faut quand même une organisation adaptée. Voyages-Sncf.com dispose d’une direction de l’innovation dont le but est de capter tous les signaux faibles. Elle est composée de plusieurs cellules dont la &laquo;&nbsp;love blue team&nbsp;&raquo;, qui traque toutes les remontées des clients et les transforme en données de veille. &laquo;&nbsp;On les trie automatiquement. Cela nous permet de savoir ce que l’on doit améliorer.&nbsp;&raquo; L’autre secret c’est d’être aussi très ouvert sur les partenaires, &laquo;&nbsp;car cela augmente d’autant le nombre de signaux qu’on peut capter.&nbsp;&raquo;</p>
<p>RESTER HUMBLE</p>
<p>Très bien, mais comment transposer cet exemple à des entreprises existantes ? &laquo;&nbsp;Attention. Digitaliser un business ce n’est pas équiper le Comex de Smartphone&nbsp;&raquo;, prévient Yves Tyrode. Selon lui, le numérique a de multiples facettes, et peut toucher toutes les fonctions. &laquo;&nbsp;Il faut donc être humble dans la transformation digitale. Il est trop compliqué de tout faire.&nbsp;&raquo; Le secret c’est le réseau… d’hommes.</p>
<p>Aurélie Barbaux</p>
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		<item>
		<title>Le rapport Beylat-Tambourin peut-il vraiment faire progresser l’élève France ?</title>
		<link>http://rss.usinenouvelle.com/~r/innovationenquestions/~3/dIv_b0qzcu4/</link>
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		<pubDate>Mon, 22 Apr 2013 14:10:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Stratégie]]></category>
		<category><![CDATA[Beylat-Tambourin]]></category>

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		<description><![CDATA[Peut mieux faire. Qu’elles que soient les politiques publiques françaises en matière d’innovation, la France reste un élève moyen. Pas un cancre. Juste moyen. 11e européen et 16e mondial. Pour la sixième économie mondiale c’est faible. L’innovation n’est vraiment pas (plus ?) le fort des Français. Et ce n’est pas le rapport Tambourin-Beylat, commandé par le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Peut mieux faire.</strong> Qu’elles que soient les politiques publiques françaises en matière d’innovation, la France reste un élève moyen. Pas un cancre. Juste moyen. 11e européen et 16<sup>e</sup> mondial. Pour la sixième économie mondiale c’est faible. L’innovation n’est vraiment pas (plus ?) le fort des Français. Et ce n’est pas le rapport Tambourin-Beylat, commandé par le gouvernement qui va aider à changer la donne.</p>
<p>Pourtant, le rapport « L’innovation un enjeu majeur pour la France » pointe bien la complexité de la matière. Il identifie les lacunes. Et Propose, comme tout bon rapport, son lot de leçons pour tenter de les combler.<span id="more-1777"></span></p>
<p><strong>Le rapport pointe même deux priorités</strong> (ce qui n’est pas si courant) : l’absolue nécessité d’une stratégie nationale élaborée et revisitée régulièrement au plus haut niveau de l’État et la création et la croissance des entreprises innovantes qui demeurent un maillon fragile de notre système d’innovation. On peut discuter ces priorités. On peut surtout regretter l’absence de hiérarchie dans les 19 recommandations. Et leur manque de dissidence, comme l’appel de ses souhaits Henri Verdier, qui a pourtant participé au rapport.</p>
<p>Car certes, il est temps de rappeler que l’innovation est question de culture, d’état d’esprit et pas uniquement de financement de la R&amp;D. mais ce n’est pas nouveau. Cela fait un moment que les politiques publiques tentent de développer les écosystèmes, de favoriser le développement d’entreprises innovantes. Pas forcement avec succès. Mais quand même.</p>
<p><strong>Et en refusant de s’intéresser au volet fiscalit</strong>é, sauf pour évoquer du bout de la plume, la nécessité de redevenir attractif pour les talents, le rapport semble évacuer les sujets qui fâchent où trop complexe.&nbsp;&raquo; Nous savions que le sujet était traité par les assises de l’entrepreneuriat, explique Jean-Luc  Baylat. Nous n’avons pas voulu faire doublon.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Mais hormis les premières recommandations, qui visent à développer le programme mini-entreprises dans les écoles, à rendre les stages obligatoires en université et à inciter la grande entreprise à favoriser leurs écosystèmes d’innovation en favorisant l’essaimage interne (mais est-ce du ressort de l’État ?) ou via la transparence de leur rapport de responsabilité sociale et environnementale (innovation et biodiversité même combat !), le rapport tombe vite dans une classique liste des améliorations possibles sur le dispositif en place. Mais sans y toucher vraiment. Pourtant, le rapport répertorie pas moins de 25 dispositifs nationaux, 4 locaux (Cf. graphe et tableau pages 144 et 122) et les auteurs  écrivent : « Le foisonnement inévitable des écosystèmes de l’innovation, leur plasticité et leur caractère dynamique rendent non pertinentes toute simplification ou toute optimisation de ce système, qui résulteraient inévitablement d’un schéma prédéfini, normatif et figé dans le temps. » La simplification viendrait de la concertation des financements auprès de la BPI, et de la définition et du contrôle des politiques dans une autre instance supérieur de l’innovation.  A suivre.</p>
<p><strong>Dans tous les cas, traiter les effets ne change pas les causes.</strong> Proposer de passer d’un politique de la subvention de la R&amp;D à une approche systémique (que je n’ai pas réussi à distinguer clairement dans le rapport) ne changera rien. Certes, le rôle des politiques publiques, est de créer l’environnement favorable grâce à ses leviers régaliens. La fiscalité et les financements publics sont le plus souvent sollicités, car les plus souples. L’État en dispose pourtant d’au moins trois autres, plus complexes à manier mais autrement plus efficaces : l’éducation, la commande publique et l’exemplarité. Mais pour les actionner efficacement, il faut changer les cultures, insuffler de la prise de risque, le goût d’entreprendre, la valeur de l’échec. Et pas uniquement auprès des jeunes, ou des entreprises, comme le préconise le rapport Tambourin-Beylat. Mais aussi… dans l’administration. Sans ce changement, impossible d’arriver à 2 % des achats publics réservés à l’innovation (mesure 32 du programme national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi).</p>
<p><strong>Si l’innovation doit être une des politiques majeures de ce gouvernement,</strong> ce n’est pas en égrenant de nouvelles mesures qu’il fera progresser l’élève France, lui insufflera une culture de l’innovation. C’est en donnant l’exemple. Tous les parents le savent bien. Aux politiques, à tous les élus, de l’apprendre et de l’appliquer. À nos élites aussi. Ce devrait être le moteur affiché de la politique globale d’innovation tant annoncée. Un objectif complexe et ambitieux, mais fédérateur. Et sûrement plus motivant que de juste viser de grimper dans les classements. Les discours incantatoires sur la capacité de la France a l’excellence en matière d’innovation du Premier ministre ne servent à rien, si lui, en premier n’innove pas. Et ce n’est une commission qui donnera une culture de l’innovation de rupture à la France, même à l’horizon 2030. La rupture ne se programme pas. Il faut en revanche être prêt culturellement et politiquement à la saisir. Et pour cela appliquer une politique d’innovation innovante.</p>
<p>Alors, oui, les modèles de la Silicon Valley, de Singapour ou d’Israël ne s’exportent pas, comme le reconnaissaient les auteurs du rapport. Il faut créer un modèle français. Pour cela innover, au plus haut niveau de l’État français. Comment ? Le rapport n’a pas la prétention de donner la  recette. « Il doit être lu comme un document de travail pour le gouvernement, un outil d’aide à la décision », rappelle Jean-Luc Beylat.  Reste à  voir si toute l’intelligence qui y a été mise sera suivie d’effet.</p>
<p><a href="http://www.usinenouvelle.com/article/le-rapport-beylat-tambourin-peut-il-vraiment-faire-progresser-l-eleve-france.N195157" target="_blank">Première publication le 15 avril sur Usinenouvelle.com</a></p>
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		<title>Les classements brevets sont-ils des trompe- l’œil ?</title>
		<link>http://rss.usinenouvelle.com/~r/innovationenquestions/~3/84pA7kqqPSE/</link>
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		<pubDate>Thu, 11 Apr 2013 15:38:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Propriété intellectuelle]]></category>
		<category><![CDATA[Brevets]]></category>
		<category><![CDATA[CEA]]></category>
		<category><![CDATA[INPI]]></category>
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		<category><![CDATA[PSA]]></category>
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		<category><![CDATA[USPTO]]></category>

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		<description><![CDATA[PSA &#8211; CEA – Safran, c’est le tiercé  2013 des déposants de brevets français. Enfin, c’est le classement des entreprises qui ont eu le plus de brevets, déposés en 2010-2011, publiés en 2012. Le groupe automobile français a même surperformé, avec 1348 brevets publiés, contre 1237 en 2010. Le CEA a aussi augmenté de 4% [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>PSA &#8211; CEA – Safran, c’est le tiercé  2013 des déposants de brevets français</strong>. Enfin, c’est le classement des entreprises qui ont eu le plus de brevets, déposés en 2010-2011, publiés en 2012. Le groupe automobile français a même surperformé, avec 1348 brevets publiés, contre 1237 en 2010. Le CEA a aussi augmenté de 4% sa performance brevets, délogeant Safran, qui  avait atteint la 2<sup>e</sup> place l’année dernière, profitant notamment d’un décrochage de Renault.  Ce dernier, alors relégué à la 10<sup>e</sup> place, en a regagné 2.<span id="more-1772"></span></p>
<p>Plus intéressant, en 2012, GE a augmenté de 900% se brevets publiés, passant de 27 à 275 ; Orange de 187%, passant de 84 à 241 et Seb, de 40%, passant de 79 à 111. Les plaçant respectivement aux 10<sup>e</sup>, 13<sup>e</sup> et 18e places.  A noter également le repli de l’IFP et de Thales (-20%).</p>
<p>On apprend aussi que la concentration des déposants de brevets s’accentue. Les 20 premiers déposants cumulent 41% des publications, contre 38% en 2011.</p>
<p><strong>Tout semble donc aller pour le mieux.</strong> Seulement voilà. Presqu’aucun de nos champions nationaux de brevets n’apparaissent dans les classements internationaux.  Au niveau européen (classement de l’Office européen des brevets ou OEB), le premier français n’n’apparait qu’à la 16<sup>e</sup> place, et c’est Alcatel Lucent (25<sup>e </sup>à INPI). On ne trouve ensuite que Sanofi (34<sup>e</sup> à INPI) à la 31<sup>e</sup> place. Le CEA n’arrivant que 41<sup>e</sup> juste derrière Technicolor, 40<sup>e</sup>. PSA ne dépose en effet que 6% de ses brevets directement à l’étranger.</p>
<p>Le décalage est encore plus flagrant sur les classements de l’OMPI, les demandes d’extension international (dite voie PCT). Là, le premier français est… le CEA (38<sup>e</sup> place avec 391 brevets publiés en 2012), suivi par Alcatel Lucent (44<sup>e</sup> avec 346 brevets). Ce dernier est aussi le seul français parmi  les déposants à l’USPTO, l’INPI américain, arrivant à la 49<sup>e</sup> place avec 636 brevets publiés.</p>
<p><strong>En termes de volume pourtant</strong>, notre champion national n’a pas à rougir.  Avec 1348 brevets publiés, PSA se place au niveau de HP aux Etats-Unis, 15<sup>e</sup>. Le premier étant depuis plus de 20 ans, IBM, qui publient plus de 6000 brevet par an !</p>
<p>Pour mémoire, un brevet doit être déposé en premier lieu, dans le pays où l’invention a été développée. Les classements de brevets reflètent donc autant la localisation de la R&amp;D, que sa productivité en termes de brevets. Le classement de OMPI et de l’OEB dévoilent eux plutôt les stratégies d’expansion  économique à l’internationale. Et  là, à l’évidence, les industriels français ne font pas figure de conquérants.</p>
<p><strong>C’est les Chinois</strong> (ZTE et Huawei) et les Japonais ( Sharp et Panasonic), qui sont les plus expansionnistes au niveau mondial. Et sur l’Europe, c’est le Coréen  Samsung qui cherche le plus à imposer ses technologies. Le numérique dominant partout les demande de brevets. Mais pas en France, ou l’automobile résiste.  Même à l’OEB, l’équipement allemand Bosch n’est que le 5<sup>e</sup> du classement européen.</p>
<p>Et la bonne performance de PSA ne serait que temporaire. Jean-Marc Finot, directeur de la recherche, de l’innovation et des technologies avancées chez PSA, parlant même d’un épiphénomène, et annonçant une réduction des budgets et donc un retour à des niveaux antérieurs de dépôts  (et donc a priori publications) de brevets. En 2007, PSA avait quand même eu 921 brevets publiés,   961 en 2008, pour grimper à 1265 en 2009, 1152 en 2010 et 1237 en 2011. Un objectif d’image d’entreprise technologique, qui n’a pas forcément profité aux ventes de véhicules.</p>
<p><strong>Car invention  ne rime pas avec innovation</strong>, l’idée qui rencontre son marché. Les classements de brevets sont donc toujours à regarder avec précaution.</p>
<p><a href="http://www.usinenouvelle.com/article/les-classements-des-brevets-sont-ils-des-trompe-l-il.N194944" target="_blank">Billet publié le 10 avril sur usinenouvelle.com</a></p>
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		<title>Une énième commission sur l’innovation, même de rupture, est-ce bien raisonnable</title>
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		<comments>http://blog.usinenouvelle.com/innovation/culture/une-enieme-commission-sur-l%e2%80%99innovation-meme-de-rupture-est-ce-bien-raisonnable/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 11 Apr 2013 15:34:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Stratégie]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation2030]]></category>

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		<description><![CDATA[Est-ce bien raisonnable. Jean-Marc Ayrault a annoncé la création d’une commission innovation 2030 lors d’un déplacement à Tour le 8 avril dernier. En pleine crise politique, l’annonce est passée inaperçue. Tant mieux ? C’est à se demander si Jean-Marc Ayrault y croit vraiment, à l’innovation. Alors que ses ministres, Arnaud Montebourg, Geneviève Fioraso et Fleur Pellerin en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Est-ce bien raisonnable.</strong> Jean-Marc Ayrault a annoncé la création d’une commission innovation 2030 lors d’un déplacement à Tour le 8 avril dernier. En pleine crise politique, l’annonce est passée inaperçue. Tant mieux ?</p>
<p><strong>C’est à se demander si Jean-Marc Ayrault y croit vraiment</strong>, à l’innovation. Alors que ses ministres, Arnaud Montebourg, Geneviève Fioraso et Fleur Pellerin en tête, se démènent pour essayer de donner une culture d’innovation à la France. Et qu’ils enchaînent, qui une liste de 15 mesures pour donner une culture de la valorisation aux chercheurs, qui une culture de l’innovation aux acheteurs, publics (rendez-vous le 11 avril à Bercy), qui l’animation d’improbables show de produits innovants, pour montrer aux autres que c’est possible, le Premier ministre, lui, annonce… une commission sur l’innovation de rupture ! Baptisé Innovation 2030, il en a confié la présidence à Anne Lauvergeon, l’ancienne PDG d’Areva.<span id="more-1769"></span></p>
<p>Pas un conseil national, qui aurait l’oreille des parlementaires. Pas un commissariat général, qui suivrait concrètement les avancés des projets. Non, une énième commission, alors qu’il s’agirait plutôt d’en supprimer. Certes elle sera composée de scientifiques, d’entrepreneurs et d’économistes. Certes, sa mission est noble : &laquo;&nbsp;réfléchir à la manière dont la France doit se préparer, sur le plan technologique et industriel, à répondre aux nouveaux besoins qui naîtront, dans les vingt prochaines années, des évolutions de nos modes de vie et de consommation, mais aussi des impératifs écologiques&nbsp;&raquo;, explique le Premier ministre. Certes, elle disposera même d ‘un budget conséquent, de 150 millions d’euros des Investissements d’Avenir, pour l’amorcer. « J’ai voulu mettre en place un programme expérimental d’innovation dite de &laquo;&nbsp;rupture&nbsp;&raquo;, celle qui ouvre des possibilités radicalement différentes et transforme notre rapport à la technique&nbsp;&raquo;. Mais le ton n’y est pas.</p>
<p><strong>Et créée une commission, est-ce vraiment une démarche de rupture ?</strong> Encore aurait-il créé la surprise, en mettant à la tête de sa commission, un entrepreneur vraiment innovant, un visionnaire, un philosophe même (Sans remettre en cause les qualités de madame Lauvergeon). Mais non !</p>
<p>Et puis, quelle est la logique de faire ce type d’annonce alors que le — énième – rapport sur l’innovation en France, commandé à Jean-Luc Beylat (Alcatel-Lucent Bell Labs) et Pierres Tambourin (Génopole d’Evry), vient juste d’être remis. Et qu’à  l’évidence, ce n’est pas une énième commission qu’il préconise. Mais, notamment, un travail de fonds sur la culture de l’innovation en France.</p>
<p>Et c’est sans parler de la &laquo;&nbsp;lecture&nbsp;&raquo; de cette partie du discours, dont les éléments ont été réparés, notamment, par les brillants conseillés de Fleur Pellerin. Le cœur n’y est pas. Dans la Salle, au premier Rang, Anne Lauvergeon semble à peine contente. Car pas besoin de sa « grande expérience d’industrielle », vanté par le Premier ministre, pour savoir que l’annonce va passer inaperçue, tant les esprits sont tous tournés vers la résolution de la crise politique et de confiance vis-à-vis des élites.</p>
<p>On peut comprendre que, soi-disant préparé de longue date (les journalistes n’ont été prévenus que 48 heures la veille du week-end), ce déplacement chez deux industriels innovants (TLD et STMicroelectronics), ait été maintenu à l’agenda, pour montrer que le gouvernent tient son cap, déroule comme prévu les mesures prévues au Pacte de compétitivité, de croissance et d’emploi. Et que, tant à faire, il fallait maintenir le discours sur l’innovation et l’annonce prévue.</p>
<p><strong>Mais encore une fois, on comprend mal dans quelle stratégie globale</strong> la création de cette commission s ‘inscrit. Selon Fleur Pellerin, toute la stratégie du gouvernement en termes d’innovation serait orientée vers la montée en gamme. C’est pourtant un objectif compréhensible et fédérateur. Mais les mesures annoncées ne sont jamais présentées aussi clairement en les replaçant dans ce schéma d’ensemble. Non, à chaque fois, on a l’impression qu’elles répondent à un besoin, une carence, pas à un grand but. Et c’est vrai aussi pour la feuille de route numérique. Jean-Marc Ayrault, n’est peut-être pas le meilleur héraut pour annoncer ces stratégies.</p>
<p><a href="http://www.usinenouvelle.com/article/une-commission-sur-l-innovation-de-rupture-est-ce-bien-innovant.N194914" target="_blank">Billet publié le 10 avril sur usinenouvelle.com</a></p>
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		<title>La loi Fioraso simplifie-t-elle vraiment quelque-chose ?</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Apr 2013 10:10:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Fioraso]]></category>
		<category><![CDATA[loi d'oreintation MESR]]></category>

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		<description><![CDATA[Présenté en Conseil des Ministres le 20 mars dernier, débattu à l’Assemblée avant l’été, le projet de loi d’orientation pour l’enseignement supérieur et la recherche de Genevière Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le projet de loi d’orientation pour la recherche et l’enseignement supérieur  a de grandes ambitions : &#160;&#187; élever le niveau [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://blog.usinenouvelle.com/innovation/files/2013/04/Infographie-projet-loi-esr-2013_244938.88.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1762" src="http://blog.usinenouvelle.com/innovation/files/2013/04/Infographie-projet-loi-esr-2013_244938.88.jpg" alt="" width="282" height="386" /></a>Présenté en Conseil des Ministres le 20 mars dernier, </strong>débattu à l’Assemblée avant l’été, le projet de loi d’orientation pour l’enseignement supérieur et la recherche de Genevière Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, <a href="http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/pid29490/les-mesures-projet-loi.html" target="_blank">le projet de loi d’orientation pour la recherche et l’enseignement supérieur</a>  a de grandes ambitions : &nbsp;&raquo; élever le niveau de qualification en diplômant 50 % d’une génération, et préserver la recherche tout en favorisant chaque fois que possible sa transformation en emplois &laquo;&nbsp;. Il se décline en 20 mesures : 9 pour la réussite des étudiants, 5 pour réformer la recherche, 4 pour décloisonner et 2 pour ouvrir le système à l’Europe et à l’international, auxquelles il faut ajouter des mesures connexes, hors loi, souvent déjà lancées.<span id="more-1761"></span></p>
<p><strong>Mais que dit vraiment ce projet de loi ?</strong> En premier lieu, qu’il entérine, voire renforce, l’ouverture du milieu académique et de la recherche publique vers le monde économique, déjà largement entamée par le précédent gouvernement. Priorité est donnée à la valorisation de la recherche. C’est la mesure 14. Elle prévoit d’inscrire dans la loi le transfert comme une mission de service public de l’enseignement supérieur et de la recherche, au même titre que la valorisation des résultats de la recherche scientifique. Aux 15 mesures du Plan transfert annoncées en novembre 2012, viendra s’ajouter un cahier spécial dans le Code de la recherche, qui devrait s’inspirer du rapport Beylat-Tambourin, prévu pour mars, mais qui ne devrait finalement être rendu qu’en avril. Objectif : présenter les outils pour donner une valeur économique aux résultats de recherche.</p>
<p><strong>En revanche, le projet de loi peine à simplifier l’empilement de structures</strong> créées par les précédentes réformes du système français de recherche et d’innovation. Certes, la mesure 13 du projet de loi d’orientation prévoit la suppression des PRES (Pôles d’enseignement de recherche et d’enseignement supérieur), mais pour mieux les remplacer par des regroupements universitaires, une trentaine en France (mesure 15), et qui ne « laisseront aucun établissement de côté », précise le texte. Y compris les fondations scientifiques qui sont invitées à s’abriter dans la fondation de chaque regroupement territorial. Les Idex, Equipex et autres Labex, nés du programme d’Investissements d’Avenir, devraient ainsi être noyés dans un grand tout.</p>
<p><strong>Certes le nouveau Conseil stratégique de la recherche</strong>, créé pour valider les priorités de recherche (mesure 11), devrait remplacer le Haut conseil des sciences et technologies (qui n’a dû être utilisé que 2 fois en 10 ans, avance la ministre) et le Conseil supérieur de la recherche et de la technologie, qui va être fondu avec le Cneser (Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche). Donc deux conseils en remplacent trois. C’est toujours ça.</p>
<p>Autre légère simplification : la suppression s des RTRA (Réseaux thématiques de recherche avancée) et des CTRS (Centres thématiques de recherche et de soins). Les premiers, créés en 2005 avec 25 millions d’euros à investir, ont presque tous joué les cigales. Des deuxièmes, je n’ai trouvé aucune trace… Mais comme personne ne les connaissait ou presque, cela ne clarifie pas grand-chose.</p>
<p><strong>Pour le reste rien ne change.</strong> On garde bien sûr le CNRS et les autres grands instituts de recherche (Inria, Inserm, Inra, Ifremer, IRD…), les nouveaux IRT (Institut de recherche technologiques, pour la recherche mutualisée public privé), les nouvelles SATT (Société d’accélération de transfert de technologie), eux aussi nés des Investissements d’Avenir. Les Instituts Carnot sont toujours plus sollicités, mais vont devoir composer avec les nouvelles plateformes régionales CEA-Tech (vous avez dit simplification ?). L’ANR (Agence nationale de la recherche) va, elle, être mise au pas, avec un rééquilibrage des financements sur projets, vers plus de financement de base des laboratoires et un allongement de la durée des contrats.</p>
<p>En revanche, l’idée de demander de n’avoir plus qu’un seul propriétaire pour les brevets déposés par les laboratoires universitaires mixtes est abandonnée. « On cherche un compromis acceptable. Mais on s’est aperçu aussi que passer du grand bazar à l’anticipation complète, cela allait être compliqué », a reconnu la Ministre.</p>
<p><strong>Pour Geneviève Fioraso, la simplification viendra donc principalement des priorités de recherche</strong> (enfin), définies à l’intérieur des huit grands défis choisis pour établir (enfin) un véritable agenda national de recherche. Ce sont les cinq alliances thématiques de recherche (Aviesan, Allenvi, Ancre, Allistene et Athena) avec le CNRS qui doivent les proposer d’ici à juin. Le nouveau Conseil stratégique de la recherche devant les entériner cet été. Mais cela ne clarifiera que la recherche par projet financée par l’ANR. Car, pour le reste, rien à faire. Pas si simple, de simplifier.</p>
<p><a href="http://www.usinenouvelle.com/article/la-loi-fioraso-simplifie-t-elle-vraiment-quelque-chose.N194422" target="_blank">Billet publié le 2 avril 2013 sur Usinenouvlle.com</a></p>
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		<item>
		<title>Pourquoi ce goût amer après l’édition française du MIT TR Innovators – 35 ans ?</title>
		<link>http://rss.usinenouvelle.com/~r/innovationenquestions/~3/aJj7dWVWon4/</link>
		<comments>http://blog.usinenouvelle.com/innovation/non-classe/pourquoi-ce-gout-amer-apres-ledition-francaise-du-mit-tr-innovators-35-ans/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 27 Mar 2013 17:42:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[MIT]]></category>
		<category><![CDATA[MITTR35France]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que le MIT TR35 (prix MIT Technology review Innovateurs de moins de 35 ans) existe depuis 12 ans aux Etats-Unis. Qu&#8217;il existe depuis plusieurs années dans d&#8217;autres pays. Pourquoi a-t-il fallu attendre 2013 pour avoir une édition française ? Soutenue par l&#8217;Atelier BNP Paribas, Alcatel-Lucent et Microsoft, cette première mouture a en tout cas eu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-1751" src="http://blog.usinenouvelle.com/innovation/files/2013/03/nuevologoTR35France.png" alt="" width="285" height="220" /></p>
<p align="JUSTIFY"><strong>Alors que le MIT TR35 (</strong><span style="color: #201f1f;font-family: Arial;font-size: x-small;line-height: 19px">prix MIT Technology review Innovateurs de moins de 35 ans) existe depuis 12 ans aux Etats-Unis. Qu&#8217;il existe depuis plusieurs années dans d&#8217;autres pays. Pourquoi a-t-il fallu attendre 2013 pour avoir une édition française ? Soutenue par l&#8217;Atelier BNP Paribas, Alcatel-Lucent et Microsoft, cette première mouture a en tout cas eu les honneurs de la présence de Geneviève Fioraso, ministre de l&#8217;enseignement supérieur et de la recherche pour la remise des deux prix spéciaux dévoilés le 26 mars, dans les locaux de BNP-Paribas.: le prix de l’Innovateur de l’année a été décerné à David Fattal, (33 ans) chercheur au HP Labs, pour sa technologie d&#8217;images 3D sans lunettes pour mobiles ; le prix de l’Innovateur Solidaire de l’Année a lui été remis à Pierre-Emmanuel Grange (34 ans) pour son service de microDon, sur ticket de caisse ou salaire.<span id="more-1750"></span><br />
</span></p>
<p align="JUSTIFY"> <span style="font-size: x-small;font-family: Arial;color: #201f1f"><strong>En ouverture, notre digital champion national</strong>, <a href="http://www.usinenouvelle.com/article/un-new-deal-numerique-est-il-possible-en-france.N192218" target="_blank">Gilles Babinet, est venu présenter son rapport pour un New Deal numérique</a>, rédigé sous la houlette de l&#8217;institut Montaigne. Un speech désormais bien rodé. La veille, il l&#8217;avait encore déroulé lors d&#8217;une soirée organisé par EuropaNova, sur le numérique et la croissance de l&#8217;Europe. Lui a succédé au micro Tariq Krim, sérial entrepeneur du Net (NetVibes, Jolicloud), lauréat du MIT TR 35 en 2007 (l&#8217;original, aux Etats- Unis). Il a d&#8217;emblée mis un bémol à l’optimisme de Gilles Babinet sur les bienfaits du numérique en rappelant que, trop égoïste peut-être, la Silicon Valley avait détruit plus d&#8217;emplois que&#8230; Wall Street. De quoi apporter une touche d&#8217;humanisme à cette soirée et rappeler qu&#8217;éthique et technologie doivent toujours aller de pair.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: x-small;font-family: Arial;color: #201f1f"><strong>Et justement, si le prix de l&#8217;Innovateur Solidaire allait presque de soi</strong> au vu des 10 lauréats. Si cette innovation financière, de service numérique de management de micro-dons, a effectivement une chance de changer la vie de nombre d&#8217;humains (les organisateurs rappelaient en préambule qu&#8217;une innovation de rupture, celle que traque ce prix, est celle qui, potentiellement, pourra change la vie d&#8217;un milliard de personnes), celle du prix de l&#8217;innovateur de l&#8217;année, me laisse dubitative. Certes, lors de sa publication dans le journal « Nature » quelques jours plus tôt, la découverte de David Fattal avait eu les honneurs de la presse américaine&#8230; et du Net. Mais cette technologie aura-t-elle autant d&#8217;impact sur la vie des gens que les biocapteurs ultra sensibles à base d&#8217;anticorps artificiels d&#8217;Abdennour Abbas (33 ans) de l&#8217;université de Washington à Saint Louis, qui permettront, demain, des auto-diagnostic du sida, du cancer, aussi simples qu&#8217;un test de grossesse ? Ou les peintures écologiques (à 99% biosourcées à partir de matières végétales ou de déchets végétaux) mise aux point par Matthieu Sonnati (28 ans), fondateur de la start-up Ecoat ? On peu se poser la question.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: x-small;font-family: Arial;color: #201f1f">Qu&#8217;importe, me direz-vous. L&#8217;important c&#8217;est de montrer que la France aussi est une pépinière d&#8217;innovateurs. Que de 10 lauréats cette année, on pourra dénicher 20, voire 30 innovateurs de moins de 35 ans répondant aux critères de la MIT Technology Review l&#8217;an prochain. On ne peut que le souhaiter. </span></p>
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		<title>Le plan robotique de Montebourg est-il à la mesure de ses ambitions ?</title>
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		<comments>http://blog.usinenouvelle.com/innovation/entreprise/le-plan-robotique-de-montebourg-est-il-a-la-mesure-de-ses-ambitions/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 19 Mar 2013 15:55:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Promesse faite. Promesse tenue. Arnaud Montebourg a présenté son plan robotique, à l’occasion du salon Innorobo, à Lyon. Toujours dans le consensus, le plan s’articule autour d’un comité de filière, et quelques investissements en R&#38;D. Suffisant pour faire de la France un leader en 2020 ? On pouvait s’y attendre en ces temps de vaches [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blog.usinenouvelle.com/innovation/files/2013/03/evigilante.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1746" src="http://blog.usinenouvelle.com/innovation/files/2013/03/evigilante.jpg" alt="" width="320" height="249" /></a>Promesse faite. Promesse tenue. Arnaud Montebourg a présenté son plan robotique, à l’occasion du salon Innorobo, à Lyon. Toujours dans le consensus, le plan s’articule autour d’un comité de filière, et quelques investissements en R&amp;D. Suffisant pour faire de la France un leader en 2020 ?</p>
<p>On pouvait s’y attendre en ces temps de vaches maigres. Pas d’investissements massifs pour le plan « France robots initiatives » d’Arnaud Montebourg. Pas non plus d’action emblématique qui marque les esprits. En revanche, une série très complète de mesures, pragmatiques, pour aider les acteurs de la filière émergente à coordonner leurs actions et à les faire fructifier : création d’un « comité robotique, filière de demain », qui a tous les attributs d’un comité stratégique de filière sans en avoir le nom, ni le contrat ; lancement, à partir de 2014, d’états généraux annuels de la robotique, probablement en marge d’Innorobo ; investissement de 15 millions d’euros par la Caisse des dépôts dans le fonds Robolution Capital de Bruno Bonnell (PDG de Robopolis et président de Syrobo) et incitation pour le fonds FSN PME de CDC à regarder d’un bon œil les start-ups du secteur ; utilisation d’une partie des 150 millions ‘euros sur les 5 technologies du numérique des Investissements d’avenir (logiciels embarqués notamment) ; lancement de défis de recherche via le futur agenda de recherche, présenté Par Geneviève Fioraso ; création d’une infrastructure de recherche dédiée  et si possible de 5 laboratoires mixtes PME-Public sur les 100 prévus au plan Valorisation du ministère de la recherche. Est également prévu un soutien à achat public via appel à projet de déploiement (filière) et au programme Robot Start PME du Symop, qui vise à robotiser 250 PME.<span id="more-1745"></span></p>
<p>« Bout à bout, les éléments de ce plan robotique pourraient mobiliser jusqu’à 100 millions d’euros », se félicite Bruno Bonnell (lien vers ITV). Pour lui, « c’est suffisant pour faire émerger la filière » et surtout « ce plan marque une vraie volonté politique ». Certes, l’ambition affichée est forte : faire de la France un leader de la robotique de service d’ici à 2020. Et les priorités du plan assez claires : conforter et approfondir notre avance en matière de R&amp;D ; soutenir l’émergence de nouveaux marchés ; favoriser les collaborations ; soutenir le développement des entreprises de la robotique. Mais fait-il le poids face aux plans robotiques de la Corée, de Taïwan ou des États-Unis, pour lesquels le discours de 2010 de Barack Obama en faveur de la robotique a marqué tous les esprits ?</p>
<p>Rien que le nom, France Robots Initiatives : il ne fixe ni l’échéance (cela aurait pu être France Robots 2020), ni l’ambition de leadership de la France. « Ce plan est important parce qu’il affirme une volonté gouvernementale d’y aller […]. C’est ce concept de haut-parleur, d’amplificateur de message qui est fédérateur. À nous, acteurs de la filière, de continuer de convaincre, » reconnaît Bruno Bonnell. À eux, en effet, de se saisir de ce plan pour convaincre les grandes entreprises de les rejoindre, et les chercheurs de mieux valoriser leurs travaux… (lien vers papier de Thierry). À eux aussi d’accepter de faire des choix. Car en matière de robotique de service, la France a des atouts à jouer dans trois domaines : sécurité défense, transport logistique et robot d’assistance. Or qui dit choisir, dit aussi renoncer ; Et ça, pas sûr que le plan incite à le faire.</p>
<p><a href="http://www.usinenouvelle.com/article/le-plan-robotique-de-montebourg-est-il-a-la-mesure-de-ses-ambitions.N193519" target="_blank">Billet initialement publié  le 19 mars 2013  sur usinenouvelle.com</a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Un designer vaut-il un ingénieur ?</title>
		<link>http://rss.usinenouvelle.com/~r/innovationenquestions/~3/X_B_mNy0Ick/</link>
		<comments>http://blog.usinenouvelle.com/innovation/numerique/un-designer-vaut-il-un-ingenieur/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 07 Mar 2013 13:18:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Design]]></category>
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		<category><![CDATA[APCI]]></category>
		<category><![CDATA[design]]></category>
		<category><![CDATA[Pellerin]]></category>

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		<description><![CDATA[Un designer vaut-il un ingénieur ? Drôle de question, me direz-vous. Et pourtant elle a été soulevée (sûrement pas pour la première fois) lors des premiers Rendez-vous du Design organisés par Fleur Pellerin et Arnaud Montebourg le 1er mars 2013, pour réfléchir à la contribution du design au redressement productif. Autrement dit, un bac +5 en vaut-il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un designer vaut-il un ingénieur ? Drôle de question, me direz-vous. Et pourtant elle a été soulevée (sûrement pas pour la première fois) lors des premiers Rendez-vous du Design organisés par Fleur Pellerin et Arnaud Montebourg le 1er mars 2013, pour réfléchir à la contribution du design au redressement productif. Autrement dit, un bac +5 en vaut-il un autre ? Ou pourquoi les designers ont-ils tant de mal à se faire une place dans l’entreprise ?</p>
<p><strong>DESIGNER MAL-AIMÉ OU MAL ADAPTÉ ?</strong></p>
<p><em>&laquo;&nbsp;J’ai visité une entreprise où on avait mis les designers dans un très design bocal en verre et le reste de l’entreprise venait voir ce qu’ils y faisaient&nbsp;&raquo;</em>, raconte un des intervenants. L’exemple à ne pas suivre. Mais le sujet fait débat. Quand certains réclament que le directeur du design — le design manager en bon français — soit aussi bien payé que son homologue du marketing ou de la R&amp;D et que, comme eux, il siège au comité exécutif de l’entreprise, d’autres font remarquer que cette place et cette reconnaissance, et bien, il faut la gagner.</p>
<p>&laquo;&nbsp;<em>Ne vous demandez pas pourquoi on ne vous aime pas, mais plutôt pourquoi vous ne rentrez pas plus chez nous</em>&laquo;&nbsp;, leur a lancé Eric Carreel, créateur en série de start-up du numérique, dont la déjà célèbre Withings. Il les invite à venir plus dans les entreprises : &laquo;&nbsp;<em>Je vous supplie, vous designers, de venir mettre les pieds dans les usines, dans les laboratoires de physique et de chimie et dans les bureaux d’ingénieur</em><em>s</em><em>. C’est seulement comme cela que nous arriverons à innover, à casser des ruptures. Si nous ne le faisons pas, les autres le feront, surtout les Américains, qui pensent toujours qu’ils peuvent changer le monde. Travaillons ensemble.</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>PAS QU’UN PROBLÈME DE CULTURE</strong></p>
<p>Finalement, l’adoption des designers par l’entreprise ne serait pas uniquement un problème de culture d’entreprise et de dirigeants qui n’auraient jamais rencontré le design dans leur cursus de formation, contrairement à leur homologues anglo saxons, explique Antoinette Lemens, spécialiste en recrutement de designers. Ce serait aussi un problème de formation des designers aux métiers de l’industrie.</p>
<p>Forcément, mis en cause, les directeurs d’école s’insurgent (la directrice des Arts déco) ou font semblant de ne pas entendre (Aain Cadix, ancien directeur de l’ENSCI-les ateliers), sauf un, Christian Guellerin, directeur de l’école de design Nantes Atlantique. Lui reconnaît que c’est vrai. Mais que de chemin parcouru, lorsque l’on sait qu’il y a quinze ans, s’ouvrir à l’entreprise pour une école c’était pactiser avec le diable.</p>
<p>Surtout, n’en déplaise à certains, <em>&laquo;&nbsp;</em><em>l</em><em>e design est devenu une disciplin</em><em>e de</em><em> manage</em><em>me</em><em>nt de projet</em>, rappelle Christian Guellerin. <em>Nous [les écoles] avons aussi vocation à devenir des centres d’innovation et d’animation de groupe</em><em>s</em><em> de travail. La prochaine étape est de créer </em><em>un</em><em> centre d’incubation, pour </em><em>que</em><em>les projets des étudiants ne restent dans leur enveloppe Soleau</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p><strong>DESIGNER = CHERCHEUR ? </strong></p>
<p>Designer entrepreneur, donc ? Pas gagné, surtout après avoir discuté avec des designers pour lesquels l’industrialisation de leur projet n’est vraiment pas une priorité. Mais c’était peut-être là un levier à actionner, comme les écoles d’ingénieurs commencent (timidement) à le faire dans leurs rangs.</p>
<p>À écouter les débats, on s’orienterait plutôt vers designer – chercheur. Mais pas sûr que dans le crédit impôt innovation, agité comme un chiffon rouge par Arnaud Montebourg, le temps d’un designer compte comme celui d’un chercheur. Seuls les coûts de prototypes risquent d’être ouverts au crédit d’impôt. Un autre levier à actionner ?</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Une feuille de route numérique, pour quoi faire ?</title>
		<link>http://rss.usinenouvelle.com/~r/innovationenquestions/~3/hs2-3fknvC4/</link>
		<comments>http://blog.usinenouvelle.com/innovation/politique/une-feuille-de-route-numerique-pour-quoi-faire/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 01 Mar 2013 17:58:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Stratégie]]></category>
		<category><![CDATA[@FleurPellerin]]></category>
		<category><![CDATA[feuille de route]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 28 février le gouvernement a présenté sa feuille de route numérique avec 3 priorités et 18 mesures. Derrière cette apparente sobriété, se cachent en fait 100 actions. Mais difficile d&#8217;y voir un chemin, encore moins une grande ambition nationale. Juste de quoi rattraper le retard ? En préambule de la feuille de route sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 28 février le gouvernement a présenté sa feuille de route numérique avec 3 priorités et 18 mesures. Derrière cette apparente sobriété, se cachent en fait 100 actions. Mais difficile d&#8217;y voir un chemin, encore moins une grande ambition nationale. Juste de quoi rattraper le retard ?</p>
<p><strong>En préambule de la feuille de route sur le numérique</strong>, présenté en séminaire interministériel le 28 février, un postulat. &laquo;&nbsp;Le numérique n’est pas une fin mais un moyen au service d’un renouvellement de notre modèle de société&nbsp;&raquo;. Les documents officiels ne s&#8217;étendent pas vraiment sur ce modèle de société. Ce n&#8217;est peut-être pas le lieu. Mais le schéma d&#8217;ensemble, lui aussi, reste flou. Pas de grande ambition qui ferait du numérique l&#8217;instrument, le moyen, indispensable. Mais en cherchant bien, on trouve néanmoins quelques objectifs indépendants et des actions concrètes dans les 18 mesures&#8230; qui cacheraient en fait 100 actions engagées par le gouvernement ! Dont certaines font figure de vœux pieux.<span id="more-1735"></span><strong>Côté jeunesse, par exemple.</strong> Le gouvernement veut que, d&#8217;ici à la fin du quinquennat, &laquo;&nbsp;tous les élèves sortant du système scolaire soient familiers des outils et ressources numériques&nbsp;&raquo;, avec la culture et l&#8217;esprit critique ad hoc. C&#8217;est surement le dossier le plus travaillé avec des objectifs clairs comme la formation de 150 000 enseignants en 2 ans. Il vaut mieux commencer par ça.</p>
<p>Coté économie et emploi, là, plus d&#8217;objectifs, mais des ambitions, comme de faire émerger des entreprises numériques de rang mondial ou doter la France des infrastructures du XXe siècle (très haut débit). Pour y arriver, le gouvernement a choisi d&#8217;investir en R&amp;D 150 millions d&#8217;euros des investissements d&#8217;avenir, dans 5 technologies, qui devraient permettre de développer les services numériques des suivants : objets connectés, systèmes embarqués, calcul et simulation, cloud &laquo;&nbsp;maîtrisé&nbsp;&raquo;, big data et sécurité des systèmes d&#8217;information. Pourquoi pas. Il veut aussi du très haut débit sur toute la France d&#8217;ici à 2022. Mais pour quoi faire exactement ?</p>
<p><strong>L&#8217;Etat veut aussi une structuration de la filière numérique</strong>, sans dire non plus pourquoi. Et surtout en partant du principe que le numérique est une filière. Est-ce seulement le cas ? Qu&#8217;importe, il sait qu&#8217;il peut s&#8217;appuyer sur deux conseils : le Conseil national du numérique (CNNum) et le Conseil national de l&#8217;industrie.</p>
<p>Le troisième objectif de la feuille de route numérique est &laquo;&nbsp;de promouvoir nos valeurs&nbsp;&raquo;. Les intitulés ne révèlent pas ces valeurs mais des objectifs devant les servir, comme la lutte contre l&#8217;exclusion, la création d&#8217;un environnement de confiance pour les citoyens, la diffusion de la culture, la modernisation de l&#8217;action publique, moderniser l&#8217;offre de soin&#8230; Côté moyens, à part sortir de l&#8217;ombre les espaces publics numériques (EPN) et la promesse pour 2014 d&#8217;une loi sur les données personnelles, le reste est en travaux (fiscalité numérique, services d&#8217;identité numérique, territoire de soin numérique&#8230;).</p>
<p><strong>Certes, cette feuille de route reflète toute la complexité du numérique</strong>, un ensemble de technologies de rupture qui portent en elles une révolution sociétale. Et la France accuserait un retard certain sur d&#8217;autres nations dans sa mutation numérique. Alors, oui, cet ensemble de mesures indique bien la volonté de rattraper le retard. Mais à aucun moment d&#8217;essayer de jouer un coup d&#8217;avance, d&#8217;innover. Pas facile, certes, mais ce serait bien plus motivant.</p>
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		<item>
		<title>A quoi va vraiment servir l’IRT SystemX ?</title>
		<link>http://rss.usinenouvelle.com/~r/innovationenquestions/~3/XLpwBEdoRLY/</link>
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		<pubDate>Wed, 27 Feb 2013 13:52:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AB</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Pôles de compétitivité]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>

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		<description><![CDATA[Impossible de ne pas s’interroger sur les vocations de l’institut de recherche technologique (IRT)  SystemX. Inauguré officiellement le 21 février 2013 dans les locaux du laboratoire Nanoinnov du  CEA sur le campus Paris- Saclay, l’IRT est en ordre de marche. « Une première mondiale », affirme Jean-Luc Beylat, président du pôle Systematic, à l’origine du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Impossible de ne pas s’interroger sur les vocations de l’institut de recherche technologique (IRT)  SystemX</strong>. Inauguré officiellement le 21 février 2013 dans les locaux du laboratoire Nanoinnov du  CEA sur le campus Paris- Saclay, l’IRT est en ordre de marche. « Une première mondiale », affirme Jean-Luc Beylat, président du pôle Systematic, à l’origine du projet. De fait, les IRT (5 sont lancés sur les 8 projets retenus par les investissements d’avenir) sont des structures uniquement basées sur la recherche publique-privé mutualisée. Comprenez que l’Etat n’investit 1 euro (en subvention), que si les entreprises investissent la même somme. Une logique, celle des investissements d’avenir, inédite en France, en matière de structure physique de recherche surtout. D’où la difficulté de monter les projets et d’assurer la pérennité du système dans le temps.<span id="more-1732"></span>SystemX a fini par y arriver. Labélisé le 1er février 2012, lancé officiellement le 21 aout, l’IRT a signé le 22 octobre 2012 sa convention opérationnelle avec l’ANR (agence nationale de la recherche, qui gère l’argent des Investissements  d’avenir pour ce type de projet), pour un emménagement dans ses nouveaux locaux début janvier 2013 et une inauguration officielle, donc, le 21 février.</p>
<p>Mais, lors d’un déjeuner avec la presse, petit malaise lorsqu’il s’agit de définir les objectifs de l’IRT. Alors que Jean-Luc Beylat  tente d’expliquer que l’IRT a pour vocation de mener des recherches plus amont que ceux menés dans les pôles « l’IRT est là pour créer de la valeur, pas des brevets sur étagère », Alban Schmutz, directeur de la stratégie d’OVH, et porteur d’un des premiers projet de l’IRT, explique lui que « l’intérêt de l’IRT est au contraire d’être plus prêt du marché » ! On y perd son logiciel.</p>
<p>Heureusement Pascal Cléré, président de SystemX pour 3 ans, mais surtout, directeur de la division solutions d’information du groupe Alstom Transport, met tout le monde d’accord. L’intérêt de l’IRT c’est de rassembler des chercheurs au même endroit pour favoriser les échanges. L’Effet machine à Café.  Pour son groupe, l’IRT sera le lieu partagé avec des experts de Renault, Cap Gemini, PSA,  Valeo, Cassidian…</p>
<p>Sauf que l’IRT est en fait installé sur trois sites : Saclay, Paris (laboratoire ICT Labs) et Buyères-le Chatel (Teratec). Et que dans ce dernier site, les projets se jouent plutôt en binômes (BULL -CEA), que sur un mode vraiment collaboratif. D’ailleurs, le projet d’OVH, ESI Groupe-Centrale Paris d’algorithmie parallèle et technologie d’accès à distance (au passage franchement concurrent du projet d’entreprise Numinov porté par BULL et financé aussi par les investissements d’avenir mais dans un autre programme !), sera lui mené à Sacaly.  On risque d’y perdre- un peu &#8211; en intensité d’échanges.</p>
<p>Pourtant, c’est bien la capacité à construire entre industriels des normes, des référentiels et des bases logicielles suffisamment fortes pour s’imposer aussi à l’international, que repose l’avenir de l’IRT. Car pour Eric Perrin-Pelletier, le Directeur général de l’IRT SystemX avec un mandat de 3 ans,  il aura réussi sa mission s’il arrive à faire réinvestir les 35 industriels (sur 44 partenaires) qui ont signé le contrat de l’IRT pour la période 2013-2015. De ce renouvellement dépend  le déblocage de la suite des fonds des investissements d’avenir (336 millions d’euros au total sur 10 ans, dont 90 versés pour la première période) et donc l’avenir de l’IRT.</p>
<p>Et si, contrairement à l’IRT Jules Verne, à Nantes dédié aux matériaux du futurs, SystemX  ne s’est pas fixé d’objectif de dépôts de brevets, de création de start-up ou de création d ‘emplois, il a une mission tout aussi difficile à tenir : jouer un  rôle d’attractivité du territoire. « L’Objectif est que l’IRT, par ses compétences, attire les entreprises à venir travailler à côté », explique Eric Perrin-Pelletier. En clair, de participer au  développement du pôle de Saclay, que les politiques rêvent en Silicon valley française. Mais les entreprises ne s’y bousculent pas.  A côté, lancer 15 projets de R&amp;D,  un programme de formation dédié à l’ingénierie système, et rassembler 210 chercheurs d’ici à 2015, sont des objectifs faciles à tenir.</p>
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		<item>
		<title>Un « New Deal » numérique est-il possible en France ?</title>
		<link>http://rss.usinenouvelle.com/~r/innovationenquestions/~3/tblsgWWeCyM/</link>
		<comments>http://blog.usinenouvelle.com/innovation/politique/un-new-deal-numerique-est-il-possible-en-france/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 27 Feb 2013 08:30:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AB</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[@FleurPellerin]]></category>
		<category><![CDATA[Gilles Babinet]]></category>

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		<description><![CDATA[Un plan numérique efficace est-il possible en France ? Oui, répond Gilles Babinet, Digital Champion français, dans son rapport pour L'institut Montaigne en faveur d’un " New Deal numérique ". Mais à condition de bien choisir les leviers à actionner.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Un plan numérique efficace est-il possible en France ? Oui, répond Gilles Babinet, Digital Champion français, dans son<a href="http://www.institutmontaigne.org/medias/documents/etude_pour_un_new_deal_numerique.pdf" target="_blank"> rapport pour L&#8217;institut Montaigne en faveur d’un &nbsp;&raquo; New Deal numérique &laquo;&nbsp;</a>. Mais à condition de bien choisir les leviers à actionner.</strong></p>
<p>Car ce ne sont pourtant pas les plans TIC qui ont manqué. Sans revenir au désastreux plan calcul des années soixante, on ne peut que constater l&#8217;échec des derniers plans numériques. Que ce soit le programme France Numérique 2012 et ses 154 actions ou le plus sobre (!) France Numérique 2020 et ses 57 priorités, la France pointe toujours à la honteuse 21e place des Nations en matière de numérique.<span id="more-1726"></span></p>
<p><strong>En octobre dernier, Fleur Pellerin,</strong> ministre déléguée aux PME, à l&#8217;innovation et à l&#8217;économie numérique a <a href="http://www.usinenouvelle.com/article/le-projet-paris-capitale-numerique-se-veut-complementaire-de-saclay.N185706" target="_blank">elle aussi annoncé un grand plan numérique</a>, avec refonte de Conseil national du numérique (c&#8217;est fait), redéfinition des missions du Comité stratégique de la filière numérique (c&#8217;est en cours), <a href="http://www.usinenouvelle.com/article/le-programme-transition-numerique-de-fleur-pellerin-a-son-association.N191496" target="_blank">formation des PME via un programme Transition Numérique</a> (c&#8217;est lancé), <a href="http://www.usinenouvelle.com/article/un-plan-de-20-milliards-d-euros-pour-la-fibre.N191974" target="_blank">couverture du territoire à très haut débit</a>  (le cadrage du financement est tout juste défini), émergence d&#8217;un grand cluster numérique à Paris et d&#8217;autres en régions (c&#8217;est à l&#8217;étude), et surtout un grand séminaire gouvernemental, pour définir les priorités numériques de chaque ministère (il se tient le 28 février). Sans parler de la définition de <a href="http://www.usinenouvelle.com/article/louis-gallois-ii-n-y-a-pas-de-competitivite-sans-numerique.N18710" target="_blank">quelques &nbsp;&raquo; priorités &nbsp;&raquo; technologiques TIC via le fonds pour la société numérique (FSN) des investissements d&#8217;avenir</a> dont personne n&#8217;a le détail.</p>
<p><strong>Mais cela fait-il une stratégie numérique pour la France ?</strong> Pour Gilles Babinet, Digital Champion chargé par Fleur Pellerin de représenter la France auprès de la Commission européenne pour les enjeux liés au numérique, clairement non. Dans son rapport « Pour un New Deal numérique » publié sous l&#8217;égide de l&#8217;Institut Montaigne avec l&#8217;aide de Frédéric Clépet, il prône plutôt de choisir quelques leviers efficaces pour « repenser la société et l&#8217;économie grâce au numérique ».</p>
<p>Pas question de liste à la Prévert d&#8217;actions à mener, comme dans les précédents plans numériques. Gilles Babinet tente de faire des choix. Il a donc défini trois domaines d&#8217;action : soutien à l&#8217;économie de l&#8217;innovation, l&#8217;Etat face au citoyen 2.0, et repenser l&#8217;action publique en matière d&#8217;enseignement et santé à l&#8217;aune des TIC.</p>
<p><strong>Pour le soutien à l&#8217;économie de l&#8217;innovation</strong>, Gilles Babinet reprend, dans sa proposition n° 1 une idée du Comité Richelieu, et défend la création &laquo;&nbsp;d&#8217;un statut d&#8217;entreprise de croissance afin d&#8217;offrir une fiscalité dérogatoire et simplifiée non seulement aux entrepreneurs, mais aussi aux investisseurs et aux salariés &laquo;&nbsp;. Et, loin d&#8217;écarter le rapport Collin &amp; Colin sur une nouvelle fiscalité numérique, il propose de soutenir les négociations fiscales internationales au niveau de l&#8217;OCDE afin de définir un « établissement stable virtuel ». Je suis en revanche plus dubitative sur l&#8217;efficacité des deux propositions suivantes, qui préconisent la création d&#8217;un réseau d&#8217;entrepreneurs français à l&#8217;international, et la concentration des pôles de compétitivité.</p>
<p>Concernant le numérique au service de la fonction publique, la principale proposition à retenir du rapport est sûrement celle d&#8217;un &nbsp;&raquo; appstore &nbsp;&raquo; public, qui éviterait que chaque administration et collectivité locale ne re-développe son propre service numérique. Une manière d&#8217;appliquer la stratégie de plateforme des géants américains du Net (Amazon, Facebook, Google&#8230;) à l&#8217;e-administration.</p>
<p>Gilles Babinet propose aussi d&#8217;actionner beaucoup plus fortement le levier de l&#8217;open data (ouverture des données publiques) et de développer l&#8217;identité numérique des citoyens.</p>
<p><strong>Enfin, il avance que, si la France ne rattrapera pas son retard</strong> en matière de moteur de recherches, de réseaux sociaux ou d&#8217;e-commerce (quoique…), dominés largement par les Américains et les Anglais, elle a une carte à jouer en matière d&#8217;éducation et de santé. Mais les propositions sont plus décevantes voire attendues, comme de favoriser les expérimentations du numérique à l&#8217;école ou de créer des chaires d&#8217;enseignement transdisciplinaires&#8230;</p>
<p>Seule l&#8217;unique proposition pour l&#8217;e-santé, détonne vraiment : Gilles Babinet propose de supprimer la possibilité de double masquage des données (un patient peut masquer des données et masquer qu&#8217;il les a masquées) dans le dossier médical personnel (DMP), pour en réussir enfin la mise en place !</p>
<p>Mais est-ce vraiment suffisant pour changer la donne ?</p>
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